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Lettre au Premier Ministre Justin Trudeau sur la législation «L'aide médicale à mourir» - CECC / CCCB - Letter to Prime Minister Justin Trudeau on expansion of ''Medical Assistance in Dying''

Publié le : 2020-02-06 a 14h36 | Catégorie : Actualité

crédit photo: CECC

Ottawa, CECC, le 31 janvier 2020

Le très honorable Justin Trudeau, C.P.
Premier ministre du Canada
Chambre des communes
Ottawa (Ontario)  K1A 0A6
justin.trudeau@parl.gc.ca

Monsieur le Premier ministre,

Au nom des évêques catholiques du Canada, je vous écris pour exprimer notre très grave inquiétude concernant les changements proposés à la législation actuelle sur ce que l’on appelle « l’aide médicale à mourir » (AMM). Nous affirmons et maintenons sans équivoque la croyance fondamentale dans le caractère sacré de toute vie humaine, une valeur que nous partageons avec plusieurs autres personnes dans notre pays, y compris celles de confessions différentes et celles sans croyance. Malgré l’euphémisme trompeur, « l’aide médicale à mourir » (AMM) reste simplement l’euthanasie et le suicide assisté – c’est-à-dire l’enlèvement direct de la vie humaine ou la participation à son suicide, gestes qui ne peuvent jamais être justifiés. La souffrance et la mort sont en effet terrifiantes et l’instinct de fuir la douleur est universel. Toutefois, l’euthanasie et le suicide assisté ne sont pas la réponse. Nous demandons instamment au gouvernement du Canada, avant d’aller plus loin, d’entreprendre une consultation plus large, approfondie, impartiale et rigoureuse sur la question, afin de s’assurer que tous les facteurs pertinents – social, médical et moral – sont examinés avec soin et à fond.

Les dangers et l’insuffisance des sauvegardes actuelles

La tentative du gouvernement d’élargir l’euthanasie pour y inclure des demandes médicales anticipées, ainsi que les situations où la mort n’est pas raisonnablement prévisible, est profondément troublante. De nouvelles tentatives pour la rendre accessible aux personnes mineures matures, aux malades mentaux ou aux personnes souffrant de troubles cognitifs prouvent que les sauvegardes actuelles sont inadéquates et peuvent être contestées juridiquement et renversées.

Les dangers que nous voyons maintenant au Canada, et ceux que laissent présager certaines expériences ailleurs (notamment l’euthanasie pour la dépression, l’euthanasie des enfants et l’abus des personnes âgées) sont choquants et dérangeants, et n’ont pas de place dans aucune société. À cette heure de l’histoire du Canada, nous devrions nous questionner honnêtement et avec intégrité à savoir quel genre de culture nous laisserons aux prochaines générations.

Pour notre part, nous espérons promouvoir une société dans laquelle la vie humaine sera accueillie et traitée comme un don et soutenue devant la souffrance et la vulnérabilité physique, affective et spirituelle.

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Ottawa, CCCB, January 31, 2020

The Right Honourable Justin Trudeau, P.C., M.P.
Prime Minister of Canada
House of Commons
Ottawa, ON   K1A 0A6
justin.trudeau@parl.gc.ca

Dear Prime Minister,

On behalf of the Catholic Bishops of Canada, I write to voice our very serious concern regarding the proposed changes to the present legislation on what is referred to as “Medical Assistance in Dying” (MAiD). We unequivocally affirm and maintain the fundamental belief in the sacredness of all human life, a value that we share with many others in our country, including persons of different faiths and no faith at all. Despite the misleading euphemism, “Medical Assistance in Dying” (MAiD) remains simply euthanasia and assisted suicide – that is, the direct taking of human life or the participation in his/her suicide, which can never be justified. Suffering and death are indeed terrifying and the instinct to flinch from pain is universal. But euthanasia and assisted suicide are not the answer. We strongly urge the Government of Canada, before proceeding further, to undertake a more extensive, thorough, impartial, and prolonged consultation on the question, in order to ensure all pertinent factors – social, medical, and moral – are carefully and thoroughly considered.

Dangers and inadequacy of current safeguards

The government’s attempt to expand euthanasia to include advance directives, as well as extending it to situations in which death is not reasonably foreseeable, is deeply troubling. Further attempts to make it available to mature minors, the mentally ill, and the cognitively impaired are evidence that the current safeguards are inadequate and can be legally challenged and overturned.

The dangers we see now in Canada, and those that can be foreseen by experiences elsewhere (including euthanasia for depression, child euthanasia, and elder abuse) are shocking and disturbing, and have no place in any society. At this point in Canada’s history, we should ask, with integrity and honesty, what kind of culture we are leaving to future generations.
Our hope is to promote a society in which human life will be received and treated as a gift, and supported in the face of physical, emotional and spiritual vulnerability and suffering.

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